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E-CIG : Pas le meilleur moyen de quitter le tabac ?

E-CIG : Pas le meilleur moyen de quitter le tabac ?

Selon le rapport d’une agence américaine, la cigarette électronique ne serait pas le meilleur moyen d’arrêter de fumer. Le professeur de santé publique à la faculté de médecine de Genève, Jean-François Etter, nous aide à y voir plus clair. Interview.

 

L’e-cigarette est-elle bénéfique pour un arrêt complet de la cigarette ? L’U.S. Preventive Services Task Force (USPSTF), un groupe de travail américain, explique que la cigarette électronique ne fait pas partie des recommandations officielles pour arrêter de fumer. En cause, l’absence d’études menées par les groupes pharmaceutiques. Jean-François Etter, chercheur dans le domaine du tabac et professeur de santé publique, livre son ressenti.


Selon le rapport rendu par des chercheurs américains, l’e-cigarette ne serait pas le meilleur moyen d’arrêter de fumer, qu’en pensez-vous ?


Cette agence américaine n’a pas publié d’analyse détaillée de cette affirmation. Tout ce que nous savons, c’est qu’il n’y a pas assez de preuves et d’informations sur l’e-cigarette pour la recommander aux patients. N’étant pas enregistrée comme médicament, aucune étude officielle clinique n’a été effectuée. Pour l’instant, il semble raisonnable de ne pas recommander cet élément pour arrêter de fumer, contrairement à la prise de médicaments ou la méthode cognitive comportementale.


La cigarette électronique existe depuis une dizaine d’années, pourquoi aucune étude n’a été réalisée ?


Des études ont été réalisées il y a des années sur les cigarettes première génération, elles n’avaient rien à voir avec les e-cigarettes actuelles et fournissaient peu de nicotine. À cette époque, l’étude démontrait qu’effectivement, elles avaient un impact très modeste sur l’arrêt définitif du tabac. Mais depuis, personne ne s’est aventuré à effectuer d’autres études autres qu’observationnelles. Pourquoi ? Déjà, parce que les fabricants et les distributeurs ne sont pas des chercheurs mais des « commerciaux », des vendeurs, ils ne sont pas dans la technologie de pointe, même si l’e-cigarette est très innovante : réaliser une étude scientifique ne fait pas partie de leurs compétences. D’autre part, l’e-cigarette n’étant pas considérée comme un médicament, elle n’est pas testée par les groupes pharmaceutiques. Aussi, on observe un manque de curiosité de la part des chercheurs en tabacologie. Personne ne saute le pas de l’étude sur la e-cigarette, notamment parce que la notion de la responsabilité du chercheur indépendant est mise en cause depuis la réglementation européenne instaurée en 2001…


Quels sont les moyens mis à la disposition des patients et médecins afin d’arrêter complètement le tabac ?


L’aide médicamenteuse et la méthode cognitive comportementale font partie des moyens utilisés pour aider le patient à quitter la cigarette. Mais c’est une approche clinique, selon les critères de l’OMS. Outre cette aide médicale, les réglementations nationales telles que la taxation du prix du tabac, les campagnes de prévention, l’interdiction de fumer dans les lieux publics favorisent le sevrage. Malheureusement, la cigarette reste la première cause de mortalité en France devant l’obésité. Chaque année, 60 000 à 70 000 personnes meurent des suites de la consommation active ou passive de cigarettes.


Concrètement, quel est le meilleur moyen pour arrêter de fumer ?


Il faut avant tout prendre la décision ferme d’arrêter de fumer, de son plein gré. Puis, différentes aides sont mises à la disposition de la personne souhaitant se sevrer : consultation d’un tabacologue, la ligne directe « Tabac info service »… Pour le fumeur, il s’agit de ne pas être seul et de ne pas abandonner : il faut plusieurs tentatives d’arrêt complet pour arriver à quitter son addiction.

 Source : Ouest-France

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A propos de l'auteur

Rédactrice et correspondante Suisse. Vapoteuse depuis de nombreuses années, je m'occupe principalement de l'actualité suisse.

4 Commentaires

  1. darius1000

    Que la « cigarette électronique ne fait pas partie des recommandations officielles pour arrêter de fumer » doit-il signifier que la cigarette électronique n’est pas efficace en la matière ? Qu’un groupe de travail ne préfère pas préconiser la cigarette électronique parce qu’aucune étude n’a démontré son totale innocuité, c’est une chose. Mais tout porte à croire que la cigarette électronique aide les fumeurs à cesser leur tabagisme. En France, 400 000 fumeurs avaient déjà quitté totalement la cigarette à combustion pour la cigarette électronique. La vente de patchs à la nicotine recule dans le monde entier. Aux Etats-Unis, la consommation de cigarettes traditionnelles recule chez les jeunes tandis que la consommation de cigarettes électroniques progresse (c’est un moindre mal même si ce n’est pas la meilleure solution pour cette population en particulier). Et on compte aujourd’hui 4 millions de vapoteurs en France.

    Que ce groupe de travail soit américain doit éveiller notre attention. Par le passé, les Etats-Unis ne nous ont pas habitué à une telle précaution. La France est souvent plus enclin au principe de précaution à tout-va ! Les américains comptent d’abord, ils sont prudents ensuite. Alors pourquoi une telle frilosité dans ce domaine ? Ce groupe de travail serait-il commandé ? Par quel entreprise est-il financé ?

    htp://www.smokeway.fr

  2. Vapo 67

    Sa ce serait depuis longtemps si leurs médicaments ou autre patch et cochonnerie serait éfficace pour arrèter de fumer,j’ai réussis à arrèter de fumer depuis 2 ans du jours au lendemain alors que je fumais 2 paquets de tueuses par jours grace à la vapote,avec des vulgaires batteries ego mème pas réglable et clearomiseur ce4 avec 12mg de nicotines,(un peu bas en 12mg) mais sans aucun manque et avec ça,que du plaisir.

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