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FRANCE : La fête est finie pour le cannabidiol et la Mildeca veut remettre de l’ordre !

FRANCE : La fête est finie pour le cannabidiol et la Mildeca veut remettre de l’ordre !

Depuis maintenant des mois le cannabidiol ou CBD s’est imposé de façon fulgurante dans les boutiques de vape. En quelques semaines des établissements vendant des produits à base de cannabidiol se sont mis à fleurir un peu partout en France créant une petite panique chez les élus. La mission interministérielle de lutte contre les drogues a donc publié lundi soir une mise au point juridique estimant illégaux ces nouveaux commerces.


LA FRANCE N’EST PAS LA SUISSE ! UN CBD DOIT CONTENIR MOINS DE 0,2% DE THC


A peine ouverts et déjà illégaux ? Ces dernières semaines, des dizaines de magasins proposant du «cannabis light», à fumer, manger, ou à appliquer sous forme de crème, de baume ou d’huile sont apparus en France. Si l’enthousiasme était au rendez vous il y’a encore quelques jours pour ces nouveaux « coffee-shop », le vent a tourné et la Mission interministérielle contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) a un peu gâché la fête en publiant un rappel à la loi sévère. Cette mise au point met clairement un grand nombre de ces enseignes hors la loi et plonge ce secteur, sitôt émergé, dans un brouillard juridique.

Au cœur de cette effervescence, le CBD pour cannabidiol, un des composants du cannabis. A la différence du THC (tétrahydrocannabinol), molécule psychoactive du chanvre, le cannabidiol n’est pas considéré comme un produit stupéfiant, comme ne cesse de le rappeler le médecin addictologue William Lowenstein.

La molécule, louée pour ses propriétés relaxantes, calmantes voire thérapeutiques, avait d’abord fait son apparition dans les liquides de cigarettes électroniques. Elle se décline désormais en multiples produits : gélules, tisanes, baumes cosmétiques, sucreries.

Le CBD est autorisé en France à la condition d’être extrait de plants de chanvre dont la teneur en THC est inférieure à 0,2 %. A cette concentration, l’association Norml (National Organization for the Reform of Marijuana Laws) parle de cannabis ultralight, à différencier du «cannabis light», qui est légal en Suisse et qui, lui, peut aller jusqu’à 1 % de THC. 


LA MILDECA VEUT REMETTRE DE L’ORDRE, LA FÊTE EST FINIE POUR LE CBD !


Dans son communiqué, la Mildeca entend mettre de l’ordre à propos des «nombreux produits présentés comme contenant du CBD apparus sur le marché français». Le communiqué rappelle d’abord que tout produit contenant du cannabidiol extrait de la plante de cannabis est interdit, sauf dérogations. Une des conditions est donc que la plante ait une teneur inférieure à 0,2 % en THC.

«La Mildeca vient clairement de siffler la fin de la récré» – Olivier Hurel (Norml France)

Mais voilà, la Mildeca estime que ce taux n’est pas un seuil de présence de THC dans le produit fini… mais dans la plante elle-même. En clair, les produits, et notamment les e-liquides à base de CBD, sont «interdits s’ils contiennent du THC, quel que soit le taux […]. Or, des contrôles réalisés dans certains produits présentés comme contenant du CBD ont révélé la présence de THC».

L’autre condition est que «seules les graines et les fibres peuvent être utilisées. L’utilisation des fleurs est quant à elle interdite». Une interdiction à laquelle contrevient allègrement la quasi-totalité des enseignes. Le communiqué met enfin en garde contre les allégations thérapeutiques, précisant qu’en France, «les seuls produits contenant du THC et du CBD pouvant revendiquer des allégations thérapeutiques sont les médicaments autorisés par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ou la Commission européenne».

 


LE BUZZ AUTOUR DU CBD FAIT DES DEGATS !


«La Mildeca vient clairement de siffler la fin de la récré», juge Olivier Hurel, de Norml France. L’association juge «très restrictive» la mise au point des autorités, mais sans vraiment s’étonner non plus : «Ce n’est pas faute d’avoir prévenu. Mais certains acteurs ont fait un peu n’importe quoi.» Et de pointer notamment la vente ostentatoire de fleurs par certains. «C’est un point sur lequel il n’y a aucune ambiguïté : les fleurs sont interdites, explique Béchir Bouderbala, responsable juridique de Norml. Une enseigne qui en vend un peu, parmi un panel de produits variés, ça peut passer. Mais quand on voit que certains établissements réalisent 80 ou 90 % de leur chiffre d’affaires sur les fleurs, difficile de s’étonner de la réaction de la Mildeca. Si certains n’avaient pas essayé de faire le buzz, on n’en serait peut-être pas arrivé là.».

Source Liberation.fr/

A propos de l'auteur

Ayant une formation de spécialiste en communication, je m'occupe d'une part des réseaux sociaux du Vapelier OLF mais je suis également rédacteur pour Vapoteurs.net .

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