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ÉTUDE : « Croire en son avenir » permet à un jeune de pas être « contaminé » par le vapotage

ÉTUDE : « Croire en son avenir » permet à un jeune de pas être « contaminé » par le vapotage

Le temps passe mais pourtant rien ne change aux États-Unis. Pire encore, le discours anti-vapotage pourrait laisser penser que l’on doit lutter contre une épidémie comme si nous avions face à nous un virus incontrôlable. Selon une étude américaine, il faut cultiver l’espoir dans l’avenir afin de lutter contre une l’utilisation de la vape chez les jeunes qui atteindrait des  » proportions épidémiques « .


UN MARKETING PROBLEMATIQUE QUI PRESENTE LA VAPE COMME UN OUTIL DE SEVRAGE


Mais quand prendra fin la folie américaine dans sa lutte contre le vapotage, seule véritable alternative dans le combat face au tabagisme ? Selon une récente étude américaine, cultiver l’espoir dans l’avenir et une bonne communication avec les parents pourraient protéger du « fléau » vapotage.

« L’usage des cigarettes électroniques chez les jeunes atteint des proportions épidémiques », s’inquiète Nicholas Szoko du UPMC Children’s.
Au total, « 27% des jeunes que nous avons interrogés dans notre étude affirment avoir vapoté au cours des 30 derniers jours », précise-t-il. C’est pour tenter d’identifier les facteurs protecteurs face à ce nouveau fléau chez les adolescents que le chercheur a fait une enquête auprès de 2 487 lycéens des établissements scolaires de Pittsburgh.

 » Les cigarettes électroniques ont été marketées comme des outils de sevrage tabagique « 

Les adolescents devaient notamment indiquer s’ils fumaient des produits traditionnels du tabac, s’ils utilisaient des e-cigarettes et à quelle fréquence. Les questions avaient également pour but de déterminer si les facteurs considérés comme « protecteurs » vis-à-vis du tabagisme traditionnel protégeaient également contre le vapotage.

Les quatre facteurs identifiés par les chercheurs étaient les suivants :

  • la capacité de l’individu à croire en son avenir ;
  • l’interaction et le soutien parental ;
  • le soutien amical et des pairs ;
  • le sentiment d’inclusion à l’école.

Le résultat montre que contrairement à la consommation du tabac traditionnel, le vapotage n’est pas influencé par le lien social et amical ou encore par le sentiment d’inclusion scolaire.

En revanche, le fait de se projeter dans son avenir et le lien avec ses parents protègent les jeunes du vapotage. Ainsi, ces deux éléments réduisent-ils respectivement de 10 % et de 25 % la prévalence de l’e-cigarette chez les lycéens interrogés. Et ce comparé à leurs pairs rapportant des scores inférieurs dans ces facteurs personnels.

Ces données permettent de mieux comprendre ce qui protège les jeunes et donc de développer des méthodes de prévention adaptées.

Contrairement aux autres produits du tabac, « les cigarettes électroniques ont été marketées comme des outils de sevrage tabagique, ce qui leur procure une image positive auprès des jeunes », notent les auteurs. Sans compter que « les parfums et les applications mobiles associés en font des produits très attractifs pour les jeunes. »

Ce qui explique probablement que les méthodes utilisées en prévention contre le tabagisme ne fonctionnent pas forcément contre le vapotage. « Parents et praticiens ont donc besoin de meilleures connaissances concernant ces usages pour dissuader les jeunes plus efficacement », concluent les auteurs.

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A propos de l'auteur

Passionnée de journalisme, je me suis décidée à rejoindre la rédaction de Vapoteurs.net en 2017 afin de traiter principalement l'actualité vape en Amérique du nord (Canada, Etats-Unis).