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France : une nouvelle taxe sur les e-liquides nicotinés de 30 à 50 centimes par flacon dans le viseur

France : une nouvelle taxe sur les e-liquides nicotinés de 30 à 50 centimes par flacon dans le viseur

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À lire aussi : notre précédent article sur le sujet, « France : le Sénat enterre la taxe sur la vape, un soulagement pour la filière ».

La taxe vape revient par la fenêtre

Quelques mois après son rejet par le Sénat, la taxation des e-liquides est de retour sur la table à Paris. Selon des informations rapportées par Le Figaro, le gouvernement français a soumis une nouvelle proposition : une taxe de 30 à 50 centimes par flacon de 10 ml, modulée selon le taux de nicotine contenu dans le liquide. La mise en œuvre serait envisagée dès le second semestre 2026 si le texte est adopté dans le cadre du débat budgétaire en cours.

Un dispositif modulé selon la concentration en nicotine

Contrairement à la taxe forfaitaire initialement envisagée, la nouvelle proposition introduit une logique de progressivité : plus le taux de nicotine est élevé, plus la taxe serait importante, dans une fourchette allant de 30 à 50 centimes par flacon de 10 ml. Cette approche s’inspire partiellement du modèle britannique — où une accise de 2,20 livres sterling par 10 ml est entrée en vigueur le 1er octobre 2026 — tout en restant nettement moins élevée. Elle vise à décourager les produits les plus fortement dosés en nicotine, souvent associés aux usages des jeunes et aux puffs jetables.

Un secteur en alerte maximale

La filière française de la vape, qui avait poussé un soupir de soulagement lors du rejet sénatorial de l’article 23 du budget 2026, se retrouve à nouveau sur le qui-vive. Les professionnels du secteur font valoir que toute hausse de prix significative risque de pousser les vapoteurs vers le marché gris ou vers le retour à la cigarette classique — un argument régulièrement avancé par les associations de réduction des risques. Selon les estimations de la filière, une taxe de 50 centimes par 10 ml représenterait une hausse de prix de l’ordre de 20 à 30 % sur les formats les plus courants, un impact non négligeable pour les consommateurs aux revenus modestes.

Le contexte européen pèse sur le débat

La proposition française s’inscrit dans une dynamique européenne plus large. La Commission européenne travaille à une réforme de la directive tabac qui pourrait inclure une harmonisation fiscale sur les produits vape à l’échelle des 27 États membres. Les Pays-Bas ont annoncé début octobre 2026 leur propre taxe nationale sur les vapes, applicable en 2029. L’Irlande prépare de son côté une hausse de l’accise de 0,20 euro par millilitre dès janvier 2027. Dans ce contexte, Paris ne veut pas apparaître en retard sur un sujet de santé publique qui mobilise de nombreux États membres.

Un vote incertain au Parlement

Le sort de cette proposition reste suspendu aux arbitrages budgétaires de l’automne. Le Sénat avait déjà torpillé une version précédente du texte, et rien ne garantit que la nouvelle mouture passe le cap des deux chambres. Les associations de vapoteurs et les syndicats professionnels ont d’ores et déjà annoncé qu’ils mobiliseraient leurs réseaux pour peser sur les débats parlementaires. La question de fond — taxer la vape comme un produit de consommation ordinaire ou la traiter comme un outil de santé publique — reste entière et divise aussi bien les élus que les experts en santé.

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A propos de l'auteur

Rédacteur en chef de Vapoteurs.net, le site de référence sur l'actualité de la vape. Engagé dans le monde de la vape depuis 2014, je travaille chaque jour pour que tous les vapoteurs et les fumeurs soient informés.