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Puff et mineurs : « La cigarette électronique jetable ouvre la porte à la dépendance »

Puff et mineurs : « La cigarette électronique jetable ouvre la porte à la dépendance »

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La puff, un produit conçu pour séduire les plus jeunes

Depuis leur apparition sur le marché français, les cigarettes électroniques jetables — communément appelées « puffs » — ont conquis un public inattendu : les adolescents. Colorées, sucrées, aromatisées à la pastèque ou aux bonbons, elles sont pensées pour être accessibles et attrayantes. Des spécialistes de la santé publique alertent désormais sur un mécanisme bien rodé : la puff fonctionnerait comme une porte d’entrée vers la dépendance nicotinique, y compris chez des jeunes qui n’avaient jamais fumé.

Un dispositif qui minimise la perception du risque

Contrairement à la cigarette traditionnelle, la puff ne dégage ni odeur de tabac brûlé ni fumée visible. Cette discrétion, combinée à des saveurs gourmandes, contribue à banaliser l’acte de vapoter aux yeux des adolescents. Or, chaque puff contient de la nicotine — parfois en quantités élevées — et le cerveau des jeunes, encore en développement, y est particulièrement vulnérable. Des addictologues rappellent que la dépendance peut s’installer en quelques semaines seulement, bien plus rapidement que chez un adulte.

La réglementation française : des interdits qui peinent à s’appliquer

En France, la vente de produits de vapotage aux mineurs est interdite depuis 2016, et les puffs jetables ont été interdites à la vente depuis février 2025 en vertu de la loi adoptée en 2023. Pourtant, des associations de terrain et des professionnels de santé scolaire signalent que ces dispositifs circulent encore dans les établissements, notamment via des achats en ligne ou des revendeurs informels. L’interdiction légale ne suffit pas, selon eux, sans un volet de contrôle effectif et de sensibilisation renforcée.

Le vapotage chez les jeunes : un phénomène qui inquiète à l’échelle européenne

La France n’est pas isolée. À l’échelle européenne, plusieurs États membres ont durci leur législation face à la montée du vapotage chez les adolescents. La Suisse a validé les interdictions cantonales de puffs, l’Allemagne prépare une loi nationale, et douze pays ont récemment interpellé la Commission européenne pour obtenir une interdiction des arômes dans les produits de vapotage — une mesure ciblant directement l’attractivité de ces produits auprès des jeunes. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a elle-même appelé les États à traiter la vape avec le même niveau d’exigence réglementaire que le tabac.

Prévention : des acteurs qui réclament des moyens

Face à ce constat, les professionnels de santé et les associations de prévention réclament davantage de moyens pour intervenir en milieu scolaire, former les équipes éducatives et sensibiliser les parents. Ils insistent également sur la nécessité de distinguer clairement l’usage de la vape chez l’adulte — potentiellement utile dans un contexte de sevrage tabagique — de son usage chez le mineur, pour qui aucun bénéfice ne peut être invoqué et où les risques d’entrée dans la dépendance sont documentés. La question de la responsabilité des fabricants, qui continuent de proposer des arômes sucrés malgré les restrictions, reste entière.

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A propos de l'auteur

Directeur général du Vapelier OLF mais également rédacteur pour Vapoteurs.net, c'est avec plaisir que je sors ma plume pour partager avec vous l'actualité de la vape.