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Royaume-Uni : les vape shops dans le viseur des élus locaux, Glasgow chiffre l’impact à 61 millions de livres

Royaume-Uni : les vape shops dans le viseur des élus locaux, Glasgow chiffre l’impact à 61 millions de livres

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Une offensive réglementaire venue du terrain

Le Royaume-Uni franchit un nouveau cap dans sa politique anti-vape. Andy Burnham, maire du Grand Manchester et figure montante du Parti travailliste, a annoncé le 10 août 2026 son intention de doter les conseils locaux de pouvoirs élargis pour s’opposer à l’ouverture de vape shops et de boutiques de paris sportifs dans leurs circonscriptions. Selon *The Guardian*, cette initiative s’inscrit dans une logique de « planification commerciale » : les élus locaux pourraient ainsi refuser des licences ou bloquer des implantations jugées indésirables, sans attendre une loi nationale.

Cette annonce intervient dans un contexte où la prolifération des points de vente de cigarettes électroniques est perçue, par une partie de la classe politique britannique, comme un problème de santé publique et d’ordre urbain — en particulier à proximité des établissements scolaires.

Glasgow : 61 millions de livres en jeu

Pendant ce temps, en Écosse, la ville de Glasgow a tenté de quantifier ce que représenterait une interdiction des vape shops pour son économie locale. Selon *Yahoo News UK*, le chiffre avancé est de 61 millions de livres sterling de chiffre d’affaires potentiellement menacé, auxquels s’ajoutent des centaines d’emplois directs dans le commerce de détail spécialisé.

Ce montant illustre à quel point le secteur de la vape est devenu, en l’espace d’une décennie, un acteur économique significatif dans les centres-villes britanniques. Les professionnels du secteur dénoncent une stigmatisation injuste, rappelant que leurs boutiques vendent légalement des produits autorisés par les autorités sanitaires, dont le *Medicines and Healthcare products Regulatory Agency* (MHRA) reconnaît le rôle potentiel dans le sevrage tabagique.

Des règles d’affichage qui s’ajoutent à la pression

Au-delà des pouvoirs accordés aux conseils locaux, de nouvelles règles d’affichage en vitrine sont également évoquées dans les sources britanniques. Ces obligations — qui pourraient contraindre les enseignes à limiter la visibilité de leurs produits depuis la rue — rappellent les mesures d’emballage neutre déjà en vigueur pour le tabac, et que Londres a récemment étendu aux vapes sous une forme adaptée.

L’industrie craint un effet domino : si Manchester et Glasgow ouvrent la voie à des restrictions locales, d’autres grandes villes pourraient suivre, créant un patchwork réglementaire difficile à gérer pour les enseignes nationales.

Un débat qui dépasse les frontières britanniques

La question des pouvoirs locaux en matière de vape n’est pas propre au Royaume-Uni. En France, plusieurs élus municipaux ont exprimé le souhait de pouvoir agir sur l’implantation des tabacs-vape à proximité des écoles, sans disposer pour l’instant d’un cadre juridique adapté. En Belgique et en Allemagne, des restrictions similaires sont en discussion au niveau national.

Ce mouvement de fond reflète une tension croissante entre deux logiques : celle de la réduction des risques, qui voit dans la vape un outil de sevrage tabagique validé par des institutions comme le *National Health Service* (NHS) britannique, et celle de la prévention de l’initiation, qui s’inquiète de l’attractivité des produits aromatisés auprès des jeunes.

L’industrie appelle à un débat fondé sur les preuves

Les associations professionnelles du secteur, comme l’*UK Vaping Industry Association* (UKVIA), ont réagi en appelant à ne pas confondre la lutte contre la vente aux mineurs — qu’elles disent soutenir — avec une politique de restriction généralisée qui pénaliserait avant tout les adultes cherchant à arrêter de fumer. Elles soulignent que le NHS lui-même recommande la cigarette électronique comme aide au sevrage, et que fermer des boutiques spécialisées revient à réduire l’accès à un outil de santé publique reconnu.

La décision finale sur les pouvoirs des conseils locaux devrait faire l’objet d’une consultation parlementaire dans les prochains mois.

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A propos de l'auteur

Directeur général du Vapelier OLF mais également rédacteur pour Vapoteurs.net, c'est avec plaisir que je sors ma plume pour partager avec vous l'actualité de la vape.